Les contenants de spiritueux représentent moins de 1 % de la quantité de déchets solides au Canada et ne sont pas considérés comme un grave problème d'incidence défavorable sur l'environnement.
La plupart des consommateurs agissent de façon responsable en ce qui concerne l'élimination des déchets. Un bon nombre de collectivités ont des programmes de recyclage comportant la collecte en bordure de la rue, des lieux de dépôts ou des centres de rachat. On devrait permettre l'exploitation de programmes volontaires de recyclage, et des mesures législatives ne devraient être imposées que si les initiatives volontaires font échec.
Les programmes fructueux de recyclage exigent une éducation approfondie et une sensibilisation accrue. Les incitatifs positifs comme les programmes volontaires de collecte en bordure du trottoir et les initiatives communautaires sont mieux accueillis que des solutions négatives comme les impôts et l'interdiction de certains produits. Les mesures législatives à elles seules ne peuvent pas modifier les attitudes du public.
Les taxes sur les contenants haussent les prix d'une manière injuste, ce qui nuit aux ventes. Cela pénalise également les consommateurs qui sont disposés à recycler les contenants, surtout lorsque ces taxes ne sont pas affectées au programme environnemental particulier lié à ces contenants.
La consignation des contenants de spiritueux a fort probablement un effet marginal sur la gestion des déchets solides. En outre, elle nuit à la viabilité des programmes de recyclable en bordure de la rue parce qu'elle élimine les recettes générées par le verre, le plastique et les canettes [surtout celles en aluminium] du service des boîtes bleues. Cela entraîne alors des coûts globaux plus élevés de la gestion des déchets.
Les programmes de consignation font grimper les coûts administratifs, créent des inconvénients pour les consommateurs et réduisent les ventes ainsi que les recettes du gouvernement. Si ces programmes sont mis en vigueur, ils doivent s'appliquer de façon égale aux contenants de bière, de vin et de spiritueux, ainsi qu'aux contenants de produits fabriqués au pays et à l'étranger afin d'imposer les mêmes règles à tous.
La réutilisation des contenants de spiritueux n'est pas un choix viable en raison du faible nombre et des conceptions particulières des bouteilles, des coûts liés au transport résultant du nombre limité d'installations de fabrication et de l'étendue géographique du Canada, des questions de commerce international et des problèmes de responsabilité juridique.